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La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) a invité l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA) à l’atelier de sensibilisation et formation des journalistes sur le programme d’introduction des farines à base de céréales locales dans la planification. Avec un taux de 75% de niveau d’incorporation, l’ITA peut jouer un rôle important dans ce programme et les boulangers en ont conscience.

La rencontre qui a réuni les acteurs du secteur et des professionnels de l’information et de la communication a permis de passer en revue les avantages de l’incorporation des céréales locales mais aussi étudier les aspects qui freinent la mise en œuvre. L’objectif était d’outiller les journalistes pour qu’ils puissent participer au « travail d’éducation auprès des consommateurs », afin de réduire au maximum la dépendance du Sénégal en matière d’importations du blé qui sont passées de 584 362 tonnes en 2015 à 702 816 tonnes en 2019. Les journalistes ont été informés sur les progrès réalisés, les contraintes et opportunités et les perspectives en matière de réforme. La FNBS plaide d’ailleurs pour la modification du décret 79-665 du 7 juillet 1979 rendant obligatoire l’incorporation de la farine de mil dans le pain et la réduction de la fiscalité sur les farines locales jugée très élevée au moment où la subvention pour le blé atteint 20 milliards de F CFA tous les trois mois. Il y a eu en suite des échanges sur les meilleures voies à adopter pour atteindre les principales cibles du programme et du rôle des médias.

Auparavant le président de la Fédération nationale des boulangers est revenu sur les différentes tentatives d’incorporation depuis les années 70. Les pouvoirs publics ont souvent pris des initiatives dans le sens d’incorporer des céréales locales. Mais la réussite n’a pas toujours été au rendez-vous, excepté un projet pilote (PPAAO/WAAPP) financé par la banque mondiale. Sous la conduite de l’ASPRODEB et l’accompagnement de l’ITA, ce dispositif a permis, selon la FNBS, la production du pain composé avec incorporation de 15% de farine de céréales locales (mil et maïs) et la farine de viennoiserie incorporant 50% de céréales locales. Une expérience de novembre 2012 et depuis l’Institut de Technologie Alimentaire en est à 75% d’incorporation. Un résultat apprécié par le président de la Fédération nationale des boulangers Amadou Gaye. Ce dernier exhorte ses collègues à se rapprocher davantage de l’ITA, afin de réussir ce programme primordial pour atteindre la souveraineté alimentaire

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